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13/11/2022 Archives MMM 2004 – Interview Patricia Giudicelli

« La photographie est un acte qui me rend vivante, elle sublime mon quotidien. »

Patricia  Giudicelli

Maryline Bellieud Vigouroux : Naissance d’une passion
Patricia Giudicelli : « L’été de mes 19 ans avec l’argent gagné de mon job d’été, subitement j’ai eu envie de m’acheter un appareil photo. A 17 ans j’entrai aux beaux arts de Luminy. Mon voisin étant un professionnel m’a vendu son appareil et m’a donné des cours 2 fois par semaine le soir. J’ai accroché rapidement sur l’univers de la mode, raconter une histoire, l’influence du cinema, les directeurs de la photo, tout cela me fascine et m’interpelle ! La photo c’est mon langage, je m’exprime en images, elles sont l’expressions de mes sentiments, fantasmés…
J’aime cette relation, collaborative  avec le styliste, imaginer une histoire pour sa collection… et puis j’ai découvert Helmut Newton, un coup de foudre, ce travail d’opposition vulgarité / sophistication  / luxe / lieux sombres : de la provocation j’y trouve une ode à la liberté de la femme, j’ai 3 de ses visuels dans ma chambre dont un signé. »

Maryline Bellieud Vigouroux : 1989,  les photographes marseillais apportent  leur soutien  à la Maison Mode Méditerranée.

Patricia Giudicelli : « C’était une démarche créative globale mode, photo, make up, coiffure inscrite dans la vocation de cette maison ouverte sur la Méditerranée imaginée par Maryline et Azzedine Alaïa. D’ailleurs dans la programmation du musée de la mode de nombreuses expositions et rencontres on été organisées avec des photographes. Nous pouvions échanger, présenter notre travail à nos icônes comme Peter Lindberg qui est devenu notre parrain, Mondino et avec nos amis Topolino, Barnabé, et bien d’autres. Plus besoin de monter à Paris, Paris venait à nous.

La MMM agissait comme un révélateur de talents sur son territoire et en Méditerranée. Nous formions notre team et nous photographions avec une totale liberté les jeunes marques marseillaises soutenues par la MMM. Tout cela a donné lieu à la création du Magazine MMM, à des séries mode dans la presse, des expositions J’ai retrouvé cet article sur celle de Tunisie. »
Maryline Bellieud Vigouroux : Pour le sujet archives tu as choisi la série Polar, quel était le contexte ?
Patricia Giudicelli : « En 2004 je découvre à Amsterdam des mannequins à peau cireuse téléphonant derrière des vitrines. J’ai d’abord trouvé cela très esthétique. Mais vite extrêmement pathétique avec le lit sur place, le cendrier et ces fleurs artificielles. Une vie de drames. La photographie conserve une vision sociale les images dépendent en grande partie de ce que l’on v(o)it. Pour le magazine MMM j’ai imaginé une correspondance entre deux villes portuaires au Nord Amsterdam au Sud Marseille et de mettre en scène Cynthia et son gang dans un polar ou chacun pouvait imaginer la fin de l’histoire fuir, subir ou en finir ? »
Maryline Bellieud Vigouroux : Vous faites  partie de la Famille MMM, si je vous demandais  de résumer l’essentiel, hier, aujourd’hui et demain.
Patricia Giudicelli : « Hier, Tout était enthousiasmant et facile Maryline avait notre âge et, sa vision de changer l’image de Marseille épousait la nôtre.
Aujourd’hui, je mesure la dimension culturelle reconnue qui fait de Marseille le Port d’attache des créateurs et des photographes tous enfants de la Méditerranée dont je suis.
Demain, Tout sera enthousiasmant et facile à partir de notre histoire la nouvelle génération réunie par Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée écrira la sienne. »
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