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03/10/2022 Interview Tata Christiane : Effervescence marseillaise et créativité berlinoise

Dans le cadre de sa dynamique d’échanges et de suivi de ses boursiers, le Fonds de Dotation Maison Mode Méditerranée poursuit son accompagnement des professionnels de mode de son réseau.

À l’été 2022, la Présidente du Fonds de Dotation, Maryline Bellieud-Vigouroux, a rencontré la créatrice Julie Bourgeois à Marseille.

Fondatrice de la marque Tata Christiane il y a dix ans, Julie Bourgeois est originaire de Marseille, et est désormais basée à Berlin où elle collabore avec des créatifs de la scène locale et européenne. En 2022, la marque Tata Christiane a renforcé son positionnement éco-responsable en créant une plateforme d’archives mode accessibles au public.

MBV : L’éternelle question : à quel moment as-tu décidé de créer ta marque ?

Julie : Ma grand mère et ma mère m’ont très tôt initiée aux travaux d’aiguilles notamment la couture et le crochet. De nature secrète, les travaux manuels encourageaient ma prise de parole et très vite dès mes 15 ans ma grand-mère m’a offert ma première machine à coudre. Dès lors ma cour de récréation en-dehors de celle du lycée Thiers était d’arpenter le cours Julien et le centre ville de Marseille, quartiers inspirants et propices à la cohabitation des cultures multiples. Je confectionnais des patchworks à base de collants et des bonnets dont ma mère était fière et souvenirs souvenirs puisque nous parlons de la Maison Mode Méditerranée et du musée de la mode. Je me souviens avoir assisté à une des conférences que tu organisais pour les lycéens en mode et art appliqué.

Celle de Paco Rabanne reste un merveilleux souvenir pour plusieurs raisons: la visite de son exposition monographique au musée de la mode. Une révélation visuelle autant qu’émotionnelle par la scénographie qui utilisait les mêmes matériaux que pour les vêtements : plastic, rhodoïd,  aluminum, cuir et textile puis son intervention passionnante sur son processus créatif et généreuse aussi en répondant à nos nombreuses questions.

Nous sommes allées avec ma mère vers lui et spontanément elle lui dit « Regarder Monsieur ma fille a confectionné son bonnet et, avec une grande bienveillance, il nous a répondu beau travail Madame, votre fille ira loin! ».

J’ai poursuivi mes études de lettres au Lycée Thiers, en classes préparatoires puis à l’Université avec une Licence de Philosophie et un DEA de Lettres Modernes.De son coté mon meilleur ami et co-fondateur de Tata Christiane, Gabriel Santini, après son DEUG en Architecture d’Intérieure au lycée Diderot, finissait ses études supérieures aux Arts Décoratifs de Paris.En parallèle à mon cursus littéraire, j’ai multiplié des stages à Paris dans des maisons artisanales désireuses de transmettre leur savoir  faire couture telle que Christine Palmaccio, L’opéra Bastille auprès du metteur en scène Goury et enfin dans l’atelier de costume de scènes de Mine Barral Vergez. Avec le recul je suis persuadée que l’environnement familial et l’immersion urbaine sont des facteurs de construction mêlés pour moi à la découverte littéraire et de l’imaginaire.

MBV : Je te rejoins totalement puisque nous évoquons notre passion pour la mode et par ce biais l’influence de nos grands-mères. La mienne, Josephine, sans le vouloir a certainement semé cette fameuse graine.

J’ai passé de l’âge de 4 à 6 ans  de nombreux jeudi après-midi chez sa couturière Madame Lydie une  première d’atelier formée chez Pierre  Balmain contrainte de suivre son mari à Marseille elle avait annexé une partie de son appartement de la rue Grignan en atelier de couture. J’ai donc, passivement et sans réel intérêt je dois l’avouer, suivi toutes les étapes de la création d’un modèle, le choix des tissus, le patronage la première toile, l’ essayage .. Des discussions à ne plus en finir sur les tendances ce qui va se faire ou pas et au final le prix…

En contrepartie de ma patience, avec les chutes de tissus et selon « les restes », Madame Lydie me confectionnait une robe assortie à celle de ma poupée Bella. Aujourd’hui, le parti pris responsable des créateurs comme des consommateurs nous conduit à réintroduire d’une certaine façon un mode qualitative plus que quantitative.  

Désormais, tu vis et travailles à Berlin  pourquoi ce choix ?

Julie : Berlin offre à la fois un cadre de vie avec une nature très présente avec ses nombreux parcs et lacs,  tout en étant une capitale multi culturelle. Une ville en mutation, en construction et en transition, où l’histoire affleure à chaque pas, avec un atmosphère en tout cas quand je suis arrivée en 2007 d’îles des Enfants perdus, à la Peter Pan.

Quand  je suis arrivée à Berlin en 2007 j’ai crée avec Gabriel Santini, le label Tata Christiane, à partir de matières récupérées et de matériaux et pièces vintage. C’est, je crois, cette singularité créative et colorée entre hier et demain qui a séduit Yann Le Goec, acheteur pour la boutique Wut, à Tokyo, qui m’a introduite grâce à son showroom sur le marché Japonais et avec qui je travaille  depuis 2011.  

À Berlin, la mode n’est  pas un concept de masse mais un choix personnel, sans jugement extérieur il y a une grande liberté de création et d’expressions vestimentaires qui peut présenter à mes yeux de nombreuses similarité avec l’esprit ouvert de Marseille. Par ailleurs les liens entre artistes et personnalités se font facilement comme les collaborations.

Nous venons majoritairement d’autres pays et Berlin nous rassemble.

La scène  de mode à Berlin s’inscrit au cœur des enjeux sociétal  et environnementaux, fermement soutenus par la ville de Berlin et le Sénat.  Fin Septembre, début Octobre,  je présenterai à Paris  la collection Printemps-Été 2023 dans le Berlin Showroom, financé par Le Sénat allemand et l’Union Européenne. Cette collection est inspirée par la Méditerranée, la flamboyante de nos couleurs et le mélanges des imprimés et textures.

MBV : Quel place occupe le prix  du Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée dans ton parcours ?

Julie : Premièrement, il prolonge mes racines méditerranéennes et mes liens familiaux avec Marseille.  J’ai grandi au coeur de Marseille, vers la Plaine et le Cours Julien, à 10 minutes du Vieux Port, terrain de jeux de mon enfance et mon adolescence! 

Cette distinction est une reconnaissance, un encouragement et un soutien. Ils ne se sont pas amoindris pendant la crise covid, au contraire il y a eu un suivi des échanges qui nous permis à tous de continuer nos activités .

Ce prix s’inscrit dans un courant créatif de jeunes de ma génération venant de plusieurs pays. Il crée du lien et une forme de solidarité. Il a enrichit ma vision de la diversité des pratiques de modes en participant à cette plate-forme d’échange que Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée a créée.

En ce qui me concerne la bourse obtenue a financé la rénovation de notre site internet avec la mise en valeur des nos archives qui enrichit la boutique en ligne. Vous pouvez découvrir plus avant le travail que nous faisons et qui est en mouvement et en constant évolution sur https://tatachristiane.com.

English Version

Breathing in the effervescence of Marseille to create in Berlin 

My coffee conversation at the Arcenaults with Julie Bourgeois from Marseilles and founder of the brand Tata Christiane, winner of the 2020/21 Maison Endowment Fund. Mediterranean Fashion  

MBV : The eternal question: When did you decide to create your brand?

Julie : My grandmother and my mother introduced me to needlework very early on, especially sewing and crochet. Being secretive by nature, manual work encouraged me to speak up and very soon after my 15th birthday my grandmother gave me my first sewing machine. From then on, my playground, apart from the one at the Thiers high school, was to wander around the Cours Julien and the center of Marseille, inspiring neighborhoods conducive to the cohabitation of multiple cultures.

I used to make patchworks out of tights and bonnets that my mother was proud of and memories since we talk about the Maison Mode Méditerranée and the fashion museum…

I remember attending one of the conferences you organized for high school students in fashion and applied art.

The one about Paco Rabanne remains a wonderful memory for several reasons: the visit of his monographic exhibition at the fashion museum. It was a visual and emotional revelation because of the scenography which used the same materials as for the clothes: plastic, rhodoïd, aluminum, leather and textile, and then his fascinating intervention on his creative process and his generosity in answering our many questions.

We went with my mother to him and spontaneously she said « Look Mister my daughter made her hat and, with a great benevolence, he answered us beautiful work Madam, your daughter will go far!

I went on to study literature at the Lycée Thiers, in preparatory classes and then at the University with a Bachelor’s degree in Philosophy and a DEA in Modern Literature. While my best friend and co-founder of Tata Christiane, Gabriel Santini, after his DEUG in Interior Architecture at the Lycée Diderot, finished his higher education at the Arts Décoratifs de Paris. In parallel to my literary studies, I did many internships in Paris in artisanal houses willing to pass on their sewing know-how such as Christine Palmaccio, the Opera Bastille with the director Goury and finally in the costume workshop of Mine Barral Vergez. 

With hindsight I am convinced that the family environment and urban immersion are factors of construction mixed for me with the discovery of literature and the imagination.

MBV : I agree with you Julie since we evoke our passion for fashion and by this way the influence of our grandmothers. Mine Josephine without wanting it certainly sowed this famous seed. I spent from the age of 4 to 6 years many Thursday afternoons at her dressmaker Madame Lydie a first of workshop trained at Pierre Balmain forced to follow her husband in Marseille she had annexed a part of her apartment of the street Grignan in workshop of sewing. I have therefore, passively and without real interest I must confess, followed all the steps of the creation of a model, the choice of fabrics, the pattern the first canvas, the fitting … Endless discussions on trends, what will be done or not and finally the price …

In return for my patience, with the scraps of fabric and according to « leftovers », Madame Lydie made me a dress to match that of my doll Bella.

Today the responsible bias of designers and consumers leads us to reintroduce in a way a qualitative mode rather than quantitative.  

You live and work in Berlin, why this choice?

Julie : Berlin offers both a living environment with a very present nature with its many parks and lakes, while being a multi cultural capital. A city in mutation, under construction and in transition, where history is present at every step, with an atmosphere, at least when I arrived in 2007, of Lost Children’s Island, a la Peter Pan.

When I arrived in Berlin in 2007, I created with Gabriel Santini, the label Tata Christiane, from recycled materials and vintage pieces. It is, I believe, this creative and colorful singularity between yesterday and tomorrow that seduced Yann Le Goec, buyer for the Wut boutique in Tokyo, who introduced me to the Japanese market through his showroom and with whom I have been working since 2011.  

In Berlin, fashion is not a mass concept but a personal choice, without external judgment, there is a great freedom of creation and clothing expressions which can present in my eyes many similarities with the living spirit of Marseille. Moreover the links between artists and personalities are easily made as collaborations.

Most of us come from other countries and Berlin brings us together. The fashion scene in Berlin is growing.

The Berlin fashion scene is at the heart of societal and environmental issues, strongly supported by the city of Berlin and the Senate.  At the end of September, beginning of October, I will present in Paris the Spring-Summer 2023 collection in the Berlin Showroom, which is funded by the German Senate and the European Union. This collection is inspired by the Mediterranean, the flamboyance of our colors and the mix of prints and textures.

MBV : How does the Maison Mode Méditerranée Endowment Fund prize fit in?

Julie : First of all it extends my Mediterranean roots and my family ties to Marseille.  I grew up in the heart of Marseille, near the Plaine and the Cours Julien, 10 minutes from the Old Port, the playground of my childhood and adolescence! 

This distinction is a recognition, an encouragement and a support. They have not diminished during the crisis covid, on the contrary there has been a follow-up of the exchanges which allowed us all to continue our activities.

This prize is part of a creative current of young people of my generation coming from several countries. It creates a link and a form of solidarity. It has enriched my vision of the diversity of fashion practices by participating in this exchange platform that the Maison Mode Méditerranée Endowment Fund has created.

As far as I am concerned, the grant obtained has financed the renovation of our website with the enhancement of our archives which enriches the online store. You can find out more about the work we do, which is constantly evolving at https://tatachristiane.com.

German version

Atmen Sie den Trubel in Marseille ein, um in Berlin wieder kreativ zu werden. 

Mein Gesprächskaffee in Les Arcenaults mit Julie Bourgeois aus Marseille und Gründerin der Marke Tata Christiane Preisträgerin 2020/21 des Stiftungsfonds Maison. Mode Mittelmeer  

MBV : Die ewige Frage: Wann hast du beschlossen, deine Marke zu gründen?

Julie : Meine Großmutter und meine Mutter haben mich schon sehr früh in die Kunst des Handarbeitens eingeführt, insbesondere ins Nähen und Häkeln. Da ich von Natur aus eher verschlossen war, förderten Handarbeiten mein Sprachvermögen und schon bald, als ich 15 Jahre alt war, schenkte mir meine Großmutter meine erste Nähmaschine. Von da an bestand mein Pausenhof außerhalb des Thiers-Gymnasiums darin, den Cours Julien und das Stadtzentrum von Marseille zu durchstreifen, inspirierende Viertel, in denen viele Kulturen zusammenlebten.

Ich fertigte Flickenteppiche aus Strumpfhosen und Mützen an, auf die meine Mutter stolz war, und erinnerte mich an die Maison Mode Méditerranée und das Modemuseum …

Ich erinnere mich, dass ich an einem der Vorträge teilgenommen habe, die du für Gymnasiasten in den Fächern Mode und angewandte Kunst organisiert hast.

Der Vortrag über Paco Rabanne ist aus mehreren Gründen eine wunderbare Erinnerung: der Besuch seiner monografischen Ausstellung im Modemuseum. Eine visuelle und emotionale Offenbarung durch das Bühnenbild, das die gleichen Materialien wie die Kleidung verwendete: Plastik, Rhodoïd, Aluminium, Leder und Textilien, und dann seine faszinierende Rede über seinen kreativen Prozess und seine Großzügigkeit bei der Beantwortung unserer vielen Fragen. Meine Mutter und ich gingen zu ihm und sie sagte spontan: « Schauen Sie, Herr, meine Tochter hat ihre Mütze genäht, und er antwortete uns mit großer Freundlichkeit: « Gute Arbeit, Frau, Ihre Tochter wird es weit bringen ».

Ich setzte mein Literaturstudium am Lycée Thiers fort, besuchte die Vorbereitungsklassen und studierte dann an der Universität, wo ich einen Bachelor in Philosophie und einen Master in moderner Literatur machte. Während mein bester Freund und Mitbegründer von Tata Christiane, Gabriel Santini, nach seinem DEUG in Innenarchitektur am Lycée Diderot seine höhere Ausbildung an der Arts Décoratifs in Paris abschloss.

Parallel zu meiner literarischen Ausbildung absolvierte ich zahlreiche Praktika in Paris in Handwerkshäusern, die ihr Schneiderwissen weitergeben wollten, wie Christine Palmaccio, in der Opera Bastille bei dem Regisseur Goury und schließlich im Kostümatelier von Mine Barral Vergez. 

Im Nachhinein bin ich davon überzeugt, dass das familiäre Umfeld und das Eintauchen in die Stadt Faktoren sind, die mich zusammen mit der Entdeckung der Literatur und der Vorstellungskraft aufbauen.

MBV : Ich stimme mit dir überein, Julie, denn wir sprechen über unsere Leidenschaft für Mode und damit über den Einfluss unserer Großmütter. Meine Josephine, ohne es zu wollen, hat sicherlich diesen berühmten Samen gesät.

Im Alter von vier bis sechs Jahren verbrachte ich viele Donnerstagnachmittage bei ihrer Schneiderin Madame Lydie, einer Atelierleiterin, die bei Pierre Balmain ausgebildet worden war. Sie musste ihrem Mann nach Marseille folgen und hatte einen Teil ihrer Wohnung in der Rue Grignan als Nähatelier eingerichtet.

Ich verfolgte also passiv und zugegebenermaßen ohne wirkliches Interesse alle Schritte der Entstehung eines Modells, die Auswahl der Stoffe, die Schnittkonstruktion, die erste Leinwand, die Anprobe …. Endlose Diskussionen über Trends, was gemacht wird und was nicht, und schließlich der Preis… Als Gegenleistung für meine Geduld fertigte mir Frau Lydie aus Stoffresten und « Resten » ein Kleid an, das zu dem meiner Puppe Bella passte.

Heute führt die verantwortungsvolle Einstellung von Designern und Verbrauchern dazu, dass wir in gewisser Weise wieder mehr Qualität als Quantität einführen.  

Du lebst und arbeitest in Berlin, warum hast du dich dafür entschieden?

Julie : Berlin bietet sowohl ein Lebensumfeld mit einer sehr präsenten Natur mit zahlreichen Parks und Seen, als auch eine multikulturelle Hauptstadt. Eine Stadt im Wandel, im Aufbau und im Übergang, in der die Geschichte auf Schritt und Tritt spürbar ist, mit einer Atmosphäre wie auf den Inseln der verlorenen Kinder, à la Peter Pan, zumindest als ich 2007 hierher kam.

Als ich 2007 nach Berlin kam, gründete ich zusammen mit Gabriel Santini das Label Tata Christiane, das aus wiederverwerteten Materialien und Vintage-Materialien und -Stücken besteht. Ich glaube, es war diese kreative und farbenfrohe Einzigartigkeit zwischen gestern und morgen, die Yann Le Goec, Einkäufer für die Boutique Wut in Tokio, der mich über seinen Showroom auf dem japanischen Markt eingeführt hat und mit dem ich seit 2011 zusammenarbeite, begeistert hat.  

In Berlin ist die Mode kein Massenkonzept, sondern eine persönliche Wahl, ohne Beurteilung von außen gibt es eine große Freiheit der Kreation und des Ausdrucks der Kleidung, die in meinen Augen viele Ähnlichkeiten mit dem lebendigen Geist von Marseille aufweisen kann. Außerdem lassen sich Verbindungen zwischen Künstlern und Persönlichkeiten leicht herstellen, ebenso wie Kooperationen.

Die meisten von uns kommen aus anderen Ländern und Berlin bringt uns zusammen.

Die Berliner Modeszene steht im Zentrum der gesellschaftlichen und ökologischen Herausforderungen, die von der Stadt Berlin und dem Senat nachdrücklich unterstützt werden.  Ende September, Anfang Oktober werde ich in Paris die Kollektion Frühjahr/Sommer 2023 im Berlin Showroom vorstellen, der vom Deutschen Senat und der Europäischen Union finanziert wird. Diese Kollektion ist vom Mittelmeer inspiriert, von der Flamboyanz unserer Farben und der Mischung aus Drucken und Texturen.

MBV : Welchen Stellenwert hat der Preis des Stiftungsfonds Maison Mode Méditerranée?

Julie : Zunächst einmal verlängert er meine mediterranen Wurzeln und meine familiären Verbindungen zu Marseille.  Ich bin im Herzen von Marseille aufgewachsen, in der Nähe der Plaine und des Cours Julien, nur 10 Minuten vom Alten Hafen entfernt, dem Spielplatz meiner Kindheit und Jugend! 

Diese Auszeichnung ist eine Anerkennung, eine Ermutigung und eine Unterstützung. Sie haben während der Covid-Krise nicht abgenommen, im Gegenteil, es gab einen kontinuierlichen Austausch, der es uns allen ermöglichte, unsere Aktivitäten fortzusetzen.

Dieser Preis ist Teil einer kreativen Strömung von jungen Menschen meiner Generation aus verschiedenen Ländern. Er schafft Verbindungen und eine Form der Solidarität. Er hat meine Sicht auf die Vielfalt der Modepraktiken bereichert, indem ich an dieser Austauschplattform teilgenommen habe, die der Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée ins Leben gerufen hat.

Was mich betrifft, so hat das erhaltene Stipendium die Renovierung unserer Website mit der Hervorhebung unserer Archive finanziert, die die Online-Boutique bereichert. Mehr über unsere Arbeit, die in Bewegung ist und sich ständig weiterentwickelt, können Sie unter https://tatachristiane.com erfahren.

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