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21/06/2022 Interview croisée : Anais Gayané, Maryline Bellieud Vigouroux & Laurence Donnay

« J’aime celui qui rêve l’impossible »

 Goethe

Cabinet des Bains

 

Depuis plus de 35 ans ma passion pour  la mode est une constante. J’ai le privilège d’avoir pu découvrir et tisser de liens uniques avec chacun des lauréats, boursiers, et étudiants. L’unité de valeur qui les réunit comme aujourd’hui Anais Gayané c’est leurs passions exprimées et partagées au sein d’une Maison commune la Maison Mode Méditerranée.

Interview croisée entre Anais Debulois Styliste et Maryline Bellieud Vigouroux Présidente du Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée.

Laurence Donnay Assistante de conservation, médiatrice culturelle Musée des Arts décoratifs de la faïence et de la mode Château Borely.

 

Maryline Bellieud Vigouroux : « Pourquoi as tu choisi la mode? »

Anais :  » Avant de prendre ce tournant créatif j’ai été pendant quelques années aide-soignante. J’ai également travaillé dans la vente en gravissant tous les échelons jusqu’à être responsable de magasin, cependant je ne m’y épanouissais pas et il m’était difficile d’en concevoir un métier.

Bien des années plus tard, au détour d’un atelier de broderie, la rencontre de mamie Mauricette a donné un réel tournant à mes envies: raviver ce rêve endormi depuis tant d’années, celui de créer.

J’ai tout juste vingt sept ans et après trois années d’études passionnantes à l’école de mode IICC Mode je viens d’obtenir mon diplôme de styliste modéliste .Depuis mon défilé de fin d’année le 3 juin 2022 tout s’enchaine comme un rêve éveillé.Quand  j’ai su par vous, que Marie Josée Linou  Conservatrice en Cheffe du patrimoine  et Directrice du musée des Arts décoratifs de la faïences et de la mode et  Laurence Donay Assistante de conservation, médiatrice culturelle  que ma robe plissée soleil allait être exposée  dans le cadre de l’accrochage Tout simplement Jaune au Musée Borely  je n’en revenais pas.

J’ai pensé immédiatement  à ma famille car elle m’a  toujours soutenue dans mes choix. Je suis Marseillaise issue d’une famille franco -arménienne  et  l’ainée d’une fratrie de quatre enfants .Nous avons toujours été encouragés à créer de nos mains, développer notre imagination où les savoir manuels comme la broderie, le tricotage, le crochet   ils font partis des  traditions qui se transmettent  dans ma famille de grand mère en fille et petite fille.

Ma mère est mon modèle, mon idéal de femme. Elle a toujours eu à cœur de nous inculquer des bonnes valeurs telles que la rigueur, l’intégrité et la persévérance dans le travail. Je suis chanceuse d’avoir une double  culture  que j’ai voulue  associer  mon deuxième prénom  dans la signature de ma marque Anaïs Gayané  en référence à mes racines.

 Mon diplôme clôture une étape mais je  veux compléter ma formation par une licence en marketing.  J’ai bien compris qu’il fallait des  compétences globales pour avoir  la chance de m’épanouir  dans une belle entreprise tout en  gardant dans la tête un objectif celui de créer un jour ma marque.. 

J’ai aussi un pensée  pour tous les  enseignants qui m ‘ont  formé et tout particulièrement Claire Arbué qui m’a transmis l’art du  plissage. L’atelier Arbué est une référence à Marseille Un savoir faire de la broderie et du plissage transmis de mère en filles à Marseille.

Je suis actuellement en  stage professionnel et , je découvre  à quel point la mode est un trait d’union social. Les mains de mamies est une marque crée par Aurélie de Barros, qui met  en avant le savoir-faire de nos ainées en proposant des collections en tricot et au crochet confectionnées par des mamies . Nous travaillons les prochaines collections ensemble, et notre mission est de valoriser  la transmission. Nos histoires se ressemblent et s’assemblent, apprendre auprès d’eux était une évidence.

Je vis le présent avec une belle intensité  présenter ma  robe au  musée Borely dans ce magnifique cabinet du bain est une expérience unique comme celle de  rejoindre  dans l’exposition  les grands noms de la Haute Couture Française Chanel, Guy Laroche, Thierry Mugler, Paco Rabane, c’ est un immense privilège et un honneur qui fait le bonheur de ma famille Je me fixe aussi un objectif celui de ne pas  décevoir ceux qui ont cru en moi et je vous associe   Maryline ainsi que le Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée. Tous les conseils que me sont donnés  cultivent ma soif d’apprendre.  » 

 

Anais Gayané  : « Vous qui avait l’expérience, découvert et soutenu  de nombreuses marques vous  m’offrez votre parrainage pourquoi ? »

Le Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée est partenaire depuis 1889 de l’Ecole IICCMode fondée par Eliane Ortega -Cabanas  sa constance a été remarquable et le renouveau  de cette école très prometteur avec le groupe  My BS – My Business school et  son directeur Général Damien Henri .Pour les étudiants c’est une chance inouïe d’avoir pour enseignants des créateurs de mode ou d’accessoires  d’ailleurs tous par le passé  ont été  soutenus et accompagnés par  la Maison  Mode Méditerranée .Nous partageons une  belle amitié et la même envie de transmettre .

Avec le temps si l’oeil se forme il reste toujours selon la circonstance  » l’oeil bienveillant de découveur « et c’est justement en assistant à des défilés de fin  d’année ou des défilés de jeunes griffes qu’il se passe un déclic celui de la curiosité de savoir qui est celle ou celui  qui se cache derrière les modèles que tu remarques .

Ce qui m’a plus Anais en voyant  défiler  tes pièces  c’est la cohérence et, à la fois la délicatesse ,le mélange de matières tapisserie, maille, crochet ..même vu de loin on sentait que les mannequins de 20 ans à 70 ans faisaient corps avec leur modèle pas dans la  surenchère  mais dans la  justesse  et le clou en effet  fut cette robe Jaune soleil plissée  flamboyante.

Dès que je suis venue te féliciter j’avais en tête  l’idée de proposer à Marie José Linou  Conservatrice en cheffe du musée Borely et à Laurence Donnay Assistante de conservation médiatrice culturelle  de t’inviter à rejoindre l’exposition. Tu vois il n’y a pas de hasard mais un vrai coup de coeur unanime  pour cette  robe « Tout simplement Jaune ».

Sous l’impulsion de Marie Josée Linou, conservatrice en chef du patrimoine et directrice du Château Borély, musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode, la jeune génération de créateurs est régulièrement présentée au public.

Le suivi de la mode contemporaine, en particulier méditerranéenne, constitue l’un des axes de collection du musée – une spécificité en lien avec Marseille, sa géographie, son histoire et son rôle de capitale du Sud. Nous souhaitons ainsi contribuer à faire connaître et valoriser le patrimoine de demain.

Grâce au Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée, nombreux créateurs, français et étrangers, ont pris part à l’enrichissement des collections, offrant au musée une ou plusieurs pièces : Christelle Kocher, Louis-Gabriel Nouchi, Eliran Nargasi (Israël), David Catalan (Espagne), Paolo Errico (Italie), Lara Khoury (Liban), Anisa Aida (Tunisie), Amina Agueznay (Maroc)…. Ils rejoignent les grands noms qui ont fait l’histoire de la mode et participé pour certains à poser les bases du courant stylistique méditerranéen – Azzedine Alaïa, Yves Saint Laurent, Cristobal Balenciaga, Christian Lacroix,…

 

Considérée comme une forme d’art, la haute couture fait appel a de nombreux savoir-faire artisanaux : tissage, broderie, plissé, drapé…, comme en témoigne l’exposition « Simplement Jaune », présentée au château Borély.

La maîtrise de cette excellence se transmettant notamment par l’enseignement, nous avons proposé à Anaïs Debulois (« Gayané »), jeune diplômée de l’école IICC-Mode (Institut International de Création et Couture) à Marseille, de rejoindre l’exposition. Présentée dans l’intimité du cabinet des bains, sa robe courte plissée jaune soleil invite au dialogue flacons anciens et miroir contemporain.

 

Inspirée par la Grèce antique, Anaïs a choisi de faire appel au savoir-faire d’un atelier marseillais presque centenaire, spécialiste du plissé, Les Filles d’Hortensia, dirigé par Véronique et Claire Arbué (enseignante à l’IICC-Mode). Ce modèle, évocation de la femme méditerranéenne dans toute sa beauté, déesse hier, femme engagée prête à conquérir le monde aujourd’hui, a fait l’unanimité auprès du jury de fin d’année et tout particulièrement Maryline Bellieud Vigouroux, présidente du Fonds de dotation Maison Mode Méditerranée

 

De l’école au musée, Gayané* un nom a retenir ?
Laurence Donnay 
Assistante de conservation, médiatrice culturelle au Château Borély, musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode

* Gayané : nom d’artiste et deuxième prénom d’Anaïs qui rend ainsi hommage à ses origines arméniennes, source de son inspiration également pour ce modèle.

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