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Melissanthi Spei développe une collection en partenariat avec Tajima Europe

Le Tajima Fashion Tech Prize, lancé en 2017 à l’initiative de la Maison Mode Méditerranée, récompense chaque année un créateur lauréat du Fonds de Dotation Maison Mode Méditerranée. Cette année, le Tajima Fashion Tech Prize fut attribué à la créatrice grecque Melissanthi Spei.

 

Cette bourse est dédiée à la réalisation artistique et technique d’un projet de broderie artisanale appliquée à la haute technologie développée par Tajima, leader mondial de production de machines industrielles de broderie. Cette étroite collaboration avec Tajima Europe permet aux jeunes créateurs de créer des pièces de collections aux finitions précises et délicates. Tajima collabore également avec les grandes marques de haute couture françaises et internationales. Les équipes, toujours à la pointe de l’innovation afin de répondre aux attentes créatives du marché, ont notamment développé des machines qui reproduisent les effets de la broderie manuelle.

 

C’est le 22 octobre à Milan, au Studio Auriga, plus grand atelier de broderie industrielle au monde, que Melissanthi Spei est venue d’Athènes pour valider les deux prototypes de sacs en cuir brodé de fils d’or, accompagnée du Directeur Général de Tajima Europe, Franck Raynal, ainsi que de Saveria Mendella, chargée de Missions du Fonds de Dotation.

 

Gagnante du Big See Fashion Award for Greece, et boursière 2021-2022 du Fonds de Dotation dans la catégorie Culture des Matières, Melissanthi ouvre actuellement son espace de création Studio Speis à Athènes, ville natale où elle est retournée s’installer après dix ans à Londres, dont six passés à étudier la mode au sein de la prestigieuse London Fashion School. Ses créations habillent les princesses du Gotha, d’autres sont exposées à la biennale de Venise. Adepte du fait main, la créatrice conçoit et produit chacune de ses pièces de mode. Son univers s’inspire de la Grèce Antique mais aussi de ses balades dans la Athènes contemporaine qu’elle connaît si bien et au sein de laquelle elle participe au renouveau de bouillonnement artistique et cosmopolite.

 

Tout au long de ce processus de création Mélissanthi Spei a bénéficié du savoir faire et des conseils des huit membres de Tajima Studio Auriga Ce travail a nécessité plusieurs échantillons de cuir et divers tests de broderie avant d’arriver au résultat final qui fut validé au mois d’Octobre.

Depuis son studio à Athènes, Melissanthi Spei a réalisé les dessins de broderie à la main puis les a transmis à l’équipe du Studio Auriga qui les a interprété sur un logiciel Tajima de façon technique. Cette première étape à distance a permis aux techniciens du studio de créer le code qui a été inséré dans la machine à broder pour reproduire de manière exacte le motif à main levée de la créatrice. La machine utilisée brode 700 points par minute. Une prouesse technologique réalisée dans la journée a permis de réaliser un cabas en cuir noir, en moins de vingt minutes.

 

Première étape de la journée, les techniciens ingénieurs présentent à Melissanthi ses dessins de création transformés en dessins techniques afin de les programmer sur le logiciel qui de la machine qui effectuera les broderies.

 

Les machines Tajima, extrêmement variées, répondent à tous les types de broderie et sont également capables de reproduire l’effet d’une broderie manuelle. Celle utilisée pour les créations de notre boursière effectuent 700 points de broderie par minute.

 

Le second prototype, sur cuir marron brillant, donnera lieu à une production de sac clutch. La production de ces modèles s’effectuera entre l’Italie et la Grèce, où Tajima dispose d’un réseau de brodeurs prochainement mis en contact avec Melissanthi Spei. Les sacs seront dévoilés en même temps que la collection Automne/Hiver 202 Les prototypes, devenus modèles uniques, seront prochainement disponibles à la vente au sein du Studio Speis, à Athènes.

 

Dernier contrôle par la créatrice Melissanthi Spei qui a fait réaliser des broderies, dessinées par elle-même et inspirées de l’Antiquité, au fil d’or sur cuir souple. Ces broderies sont les prototypes de sacs, disponibles lors de la prochaine collection de « Studio Speis », le nouveau lieu et nom de la marque grecque.

 

 

Cette troisième édition du Tajima Fashion Tech Prize est une merveilleuse illustration de cette mutualisation des savoirs permise par les connexions au sein de la zone méditerranéenne. D’Athènes à Milan, en passant par La Ciotat et Marseille, le projet de Melissanthi Spei tisse des liens forts entre force créative et compétences technologiques.

 

« Ces échanges avec les créateurs nourrissent ainsi nos propres évolutions techniques mais contribuent aussi à modifier leur vision de la création en leur apportant une connaissance des possibilités offertes par la broderie industrielle.  » Franck Raynal.

 

Le Fashion Tech Prize Tajima et, le Fonds de Dotation Maison Mode Méditerranée mutualisent chaque année ses valeurs de tech, craft, et give-back révélant une génération de créateurs aux talents multiples. La volonté de contribuer à une mode contemporaine innovante et soucieuse de son époque est au centre des projets que nous développons avec des partenaires prestigieux.

 


 

Pour l’occasion, Saveria Mendella a interrogé Franck Raynal, directeur Général de Tajima Europe.

 

 

  • Vous êtes le Directeur Général de Tajima Europe. Pouvez-vous nous raconter comment ce leader mondial japonais de la broderie industrielle s’est implanté eu Europe ?

 

La marque Tajima a été créée au Japon en 1944. Le groupe Tajima est aujourd’hui le leader mondial de la machine à broder industrielle. Sa commercialisation s’est étendue à l’Europe dans les années 60 puis plus massivement avec l’arrivée l’intégration de l’électronique dans les machines. Au fil des commandes, une réorganisation du réseau de distribution s’est affinée pour aujourd’hui couvrir tous les pays d’Europe. Tajima est à ce jour le plus gros réseau de distribution de machines à broder dans le monde.
Tajima Europe est l’expert de la production de machines industrielles (mono-tête et multi-tête).

 

  • Votre approche de la mode, et plus précisément du vêtement, est donc extrêmement technique. Comment avez-vous intégré la dimension créative dans les projets du groupe ?

 

Tajima est un groupe industriel. L’objectif est d’associer cette technique industrielle à la mode et à la haute couture. La technologie que nous fournissons est utile aux marques de mode grâce aux technologies avancées que nous seuls développons. Ces innovations  proposées via nos machines permettent aux designers d’aborder des techniques auxquelles ils n’avaient pas accès avant. La mode peut ainsi basculer de l’artisanat manuel à une forme d’artisanat industriel avec la même qualité. Nos fonctionnalités sur les machines permettent également de simuler la broderie fait main, comme avec les fils spéciaux non torsadés.

 

  • Depuis 2017, vous travaillez avec des créateurs-lauréats grâce à un partenariat initié par Maryline Bellieud Vigouroux Présidente de la Maison Mode Méditerranée [désormais Fonds de Dotation Maison Mode Méditerranée], parlez-nous du TAJIMA FASHION TECH,  et de votre collaboration avec les trois lauréats Okhtein (Egypte ), Luis Carvalho (Portugal) , Melissanthi Spei (Grèce).

 

Ce prix consiste à accompagner un créateur tout au long  de la réalisation d’une pièce unique de broderie  et l’inviter à valider la broderie finalisée au sein des ateliers milanais de Tajima : le studio Auriga. Nous avions sélectionné les sœurs Okhtein pour l’originalité de leurs créations. Nous souhaitions apporter un supplément technique à leurs sacs brodés et incrustés de pierres qu’elles réalisent habituellement en Egypte avec des artisans locaux. Les créatrices nous ont donc fournit des croquis de leurs intentions créatives puis avec notre distributeur italien nous avons échangé afin de savoir comment nous allions interpréter leurs souhaits de manière technique. Comme cette année, nous nous sommes rendus au Studio Auriga pour quelles valident et organisent leurs productions de sacs. La maroquinerie sur cuir est un challenge mais nos machines, disposant d’aiguilles et fonctionnalités spécifiques, assurent une production fluide.

Le lauréat portugais Luis Carvalho a bénéficié d’un workshop autour de la Fashion High Tech. Le créateur a réalisé une pièce unique : un manteau brodé de cerises à sequins.
Contrairement à la marque de maroquinerie Okhtein , Luis Carvalho travaille en prêt-à-porter. Le processus était différent car il souhaitait un motif de broderie portugais traditionnel. Il s’agissait de broder des cerises en sequins sur un manteau blanc, à partir d’un croquis réalisé par Luis. Il a fallu effectuer plusieurs tests pour arriver à ce résultat unique et les discussions entre le designer et les équipes du studio furent extrêmement enrichissantes! Ces échanges génèrent à la fois des innovations technologiques, du fait des demandes originales de la part des créateurs, et des orientations créatives nouvelles car les créateurs découvrent des possibilités de broderie qu’ils ignoraient auparavant.
Cette année, la lauréate et créatrice grecque Melissanthi Spei a elle aussi suivi le même parcours de partage autour du savoir-faire du Studio Auriga. Ces rencontres mêlent créativité et technicité. Melissanthi Spei a mis au point deux motifs de broderie composés de perles et fils d’or pour une ligne de sacs qui seront présentés lors de sa prochaine collection.

 

  • En 2020, c’est donc au tour de la lauréate et créatrice grecque Melissanthi Spei de bénéficier des savoir-faire du Studio Auriga. Cet échange entre créativité et technicité a permis à Melissanthi Spei de développer deux modèles de sacs avec vos équipes. Pouvez-vous nous raconter les étapes de ce projet pour le prix Tajima Fashion Tech 2020-21 ?

 

Le process de ce projet reste dans la lignée des précédents Lauréats. Nous présentons les possibilités techniques de nos machines à broder, puis le jeune créateur propose une idée originale pour l’intégrer dans une future collection. Nous recevons un croquis puis nous soumettons des propositions de techniques de broderie afin de mettre en valeur l’idée originale. Lorsque le projet est validé, nous créons les maquettes de broderie à partir du logiciel canadien Pulse, puis nous effectuons les premiers tests en machine. Lorsque les tests sont approuvés, nous invitons le lauréat en Italie dans notre showroom Tajima géré par la société Studio Auriga, et nous réalisons les prototypes finaux qui seront ensuite montés et confectionnes par le créateur.

 

  • Quels sont les points forts de ce travail en direct avec le studio Auriga ?

 

Le studio étant basé en Italie, au cœur de l’un des pays les plus réputés pour la mode, les équipes sont habituées à communiquer avec des créateurs et studios des grandes maisons de luxe. Mais elles sont également heureuses de pouvoir mettre en place des projets avec de jeunes designers méditerranéens aux demandes originales. L’accompagnement et le conseil sont forcément différents, du fait de la commande qui est en plus petite quantité. Mais cette nouvelle génération de créateurs s’autorise des extravagances créatives qui sont de véritables challenges et permettent aux équipes Tajima de rester connectées à l’évolution du secteur de la mode. De la marque Okhtein, à Luis Carvalho, jusqu’à cette année avec Melissanthi Spei, nous avons pu découvrir trois différents profils créatifs qui ouvrent des pistes technologiques intéressantes grâce à leurs demandes spécifiques, ancrées entre traditions culturelles méditerranéennes et volonté d’innovation.

 

  • Selon vous, comment les innovations de la broderie industrielle peuvent accompagner les jeunes créateurs d’un point de vue technologique et écologique ?

 

Cette nouvelle génération de créateurs est très connectée ! Je remarque à quel point Melissanthi est autonome et informée sur toutes les étapes du processus de création. Ces projets entrepris grâce au Tajima Fashion Tech Prize permettent aux créateurs de se rendre compte du gain de temps opéré grâce aux machines de broderie industrielle. Même nous, en interne, nous devons sans cesse renouveler nos connaissances en terme d’innovation pour rester à la pointe. Ces échanges avec les créateurs nourrissent ainsi nos propres évolutions techniques mais contribuent aussi à modifier leur vision de la création en leur apportant une connaissance des possibilités offertes par la broderie industrielle. Avoir recours à la broderie industrielle permet finalement des économies de temps et d’argent puisque le temps de travail est réduit et automatisé. Cela contribue également à réduire à néant le gaspillage de matériel tout en assurant un produit fini de qualité.

 

  • Je reviens sur le caractère unique  du prix TAJIMA FASHION TECH  X Fonds de Dotation Maison mode Méditerranée. Quels sont, selon-vous, les avantages à entreprendre des partenariats entre industriel et une institution  dédiée aux jeunes générations de mode ?

 

Le siège, au Japon, a une vocation résolument industrielle. Dans cette société internationalisée, les japonais ont à cœur de découvrir la mode grâce à leurs contacts avec des pays davantage concentrée sur la création plutôt que l’industrie. C’est un partenariat, une forme d’échange de compétences, qui est bénéfique à tous les acteurs de la mode. En se plongeant dans la partie plus créative du processus de réalisation de vêtements et accessoires de mode, notamment grâce au partenariat avec le Fonds de Dotation MMM, Tajima associe son nom à une dimension plus mode tout en développant de nouvelles technologies. Les innovations technologiques proviennent des demandes créatives nouvelles, c’est pourquoi Tajima est à l’écoute en permanence. Les créateurs d’idées sont les designers auxquels Tajima apporte les outils nécessaires à la réalisation de ces idées.