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Interview : Stéphanie Busuttil Janssen, présidente de la Fondation César

Stéphanie Busuttil-Janssen est la fondatrice et Présidente de la Fondation César, basée en Belgique.

En 2012, elle crée la Fondation César, qui défend l’œuvre et le rayonnement de cet immense sculpteur partout dans le monde. Cette année, plusieurs expositions ont été programmées dans le cadre du centième anniversaire de sa naissance en 1921 dans le quartier populaire de la Belle de Mai à Marseille.

 

Pour le Fonds de Dotation Maison Mode Méditerranée, Stéphanie Busuttil-Janssen, jurée du concours 2020 partage son parcours Art, Mode et Méditerranée.

 

 

Stéphanie Busuttil-Janssen dans sa demeure bruxelloise via Les Echos – © Ambroise Tézenas

 

 

  • Comment avez-vous débuté dans la sphère internationale de l’art contemporain ?

 

J’ai toujours évolué dans l’art contemporain ! J’ai débuté ma carrière dans le département mécénat, de l’agence de presse Annie Schneider puis j’ai travaillé dans une galerie d’art contemporain à Paris. J’ai rencontré César et pendant 10 ans, j’ai vécu avec lui et je me suis occupée de son studio, de l’organisation, la production et des expositions. Plus tard, j’ai collaboré avec plusieurs magazines – Connaissance des Arts et Domus entre autres, et j’ai créé la Fondation César. Aujourd’hui encore, je suis très impliquée dans l’art contemporain, que nous collectionnons avec mon mari, Sébastien Janssen, galeriste et marchand d’art.

 

 

  • Cette année, La Fondation César célèbre le centenaire anniversaire de la naissance de César. Comment faites-vous pour promouvoir le travail de César dans le monde entier ?

 

Cette Fondation est le prolongement du studio de César lorsqu’il était vivant. Elle a pour but de conserver toutes les archives, comme les photographies et les moules, tout le côté scientifique de l’œuvre. Le travail de la Fondation est aussi de veiller au respect de l’oeuvre, de contrôler qu’elle soit exposée dans des contextes qui lui corresponde. Nous collaborons avec des institutions et des musées en prêtant des pièces ou en assurant le commissariat comme ce fut le cas par exemple en 2019, pour la rétrospective de l’oeuvre de César, curatée par  Bernard Blistène, directeur du musé d’Art Moderne au Centre Pompidou et ancien Directeur des Musées de Marseille. Nous participons et nous aidons la production de documentaires et d’outils pédagogiques.

Nous faisons également des collaborations avec de grandes maisons de mode, César avait noué de belles amitiés avec certaines d’entre elles. Récemment, nous avons travaillé avec Hedi Slimane, directeur artistique de la maison Céline, en éditant une compression bijou de César. Nous l’avons recréée comme César aurait pu le faire, en travaillant avec son fondeur et ses orfèvres .

Pour la  première collection signée Pieter Mulier, directeur artistique de la Maison Azzedine Alaïa, qui fut un ami très proche de César et de votre institution la Maison Mode Méditerranée, nous avons choisi la sculpture le Sein à partir d’une gravure originale des années 70, créant ainsi le lien avec l’oeuvre installée  dans la cours d’honneur de la Fondation Azzedine Alaïa.

 

 

Le Sein de César – Fondation Azzedine Alaïa à Paris

 

  • En 2020, vous avez été jurée pour le Fonds de Dotation Maison Mode Méditerranée. En quoi la créativité Méditerranéenne  – dans la mode, ou l’art – est-elle unique ?

 

Il y a une identité très forte en Méditerranée. Même si elle diffère d’un pays à l’autre, il y a une culture commune, une énergie particulière et un amour pour son environnement. C’est très inspirant et c’est une vraie richesse !

César était un artiste international, né à Marseille. Lorsque l’on regarde son œuvre, ses compressions et son bestiaire notamment, on remarque les influences mythologiques et méditerranéennes. Il y a une vraie convergence stylistique avec les couturiers méditerranéens, qui puisent dans leurs racines cette culture locale,la subliment et l’internationalisent.

 

 

  • Quels conseils donneriez-vous aux créateurs lauréats du Fonds de Dotation MMM ?

 

En apprenant à les connaître, il se dégage une volonté identitaire Méditerranéenne forte. Elle devient de plus en plus prégnante et engagée. Même si elle est nuancée d’un pays à l’autre, elle demeure reliée par une culture et un patrimoine communs partagés. À cela s’ajoute pour eux le privilège de travailler sous le soleil inspirant de la Méditerranée et c’est une vraie richesse !

J’ai envie de leur dire que ce qui est essentiel, c’est de voir grand ! Ne pas avoir peur d’aller frapper aux portes, se fixer des objectifs ambitieux et essayer de les réaliser. Il est important de conserver cette fraîcheur et cet enthousiasme et d’y croire ! Il faut avoir de grands rêves ! Ils vont les réaliser.