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La lingerie : du dedans au dehors

Depuis plusieurs mois, la lingerie apparait comme plus autonome. Des éditoriaux de magazines lui sont dédiés, et elle est même devenue un espace textile de réflexion à part entière, comme en témoignent les images créées sur le compte Instagram de la styliste Laure Orset : @etatsdecorps. La photographe Hélène Mastrandréas, qui travaille sur la diversité des êtres et des corps, utilise souvent la lingerie comme outil de stylisme émancipateur et révélateur de la variété des notions attachées au concept de beauté. En parallèle, des magazines tel que Antidote lui consacre des sujets pour questionner le mouvement body positive. Vêtement de dessous, considéré comme féminin et socialement camouflé, la lingerie s’émancipe en effet des normes sociales et déclenche des discussions sur le corps, générées par les femmes professionnelles de la mode mais qui y incorporent une perspective davantage inclusive. L’intérêt pour cette lingerie, plus visible du fait de nos modes de vie contraints à nos intérieurs, n’est pourtant pas nouveau. En effet, la créatrice Chantal Thomass, qui a lancé le dessus-dessous et démocratisé ce vêtement féminin, fut la première à interroger sur le positionnement matériel des vêtements. En 2001, la Maison Mode Méditerranée organise alors la première exposition de la créatrice au Musée de la Mode pour laquelle la conservateur Sylvie Richoux réunit deux cents créations.

 

En parallèle, le homewear s’associe aisément à cette tendance de fond du « dessus-dessous ». Jina Luciani, fondatrice de la marque Occidente, et administratrice du Fonds de Dotation Maison Mode Méditerranée, travaille ce vêtement en développant une esthétique de l’extime depuis de nombreuses années. Sa marque éco-responsable révèle les corps tout en les libérant de leurs mouvements.
Tandis qu’en 2018 la lingerie présentait 1,78milliards d’euros de chiffre d’affaires, elle n’est aujourd’hui plus seulement considérée comme un bien de consommation nécessaire mais comme un objet à valeurs éthiques, qu’il s’agit d’intégrer visuellement à nos modes de vie.

 

Des questionnements que soulève ce vêtement mystérieux grâce notamment à l’historienne Catherine Ormen, commissaire d’expositions, qui a publié en 2012 un livre sur la lingerie retraçant cent ans de créations et d’innovations.
Dans l’optique de mettre en avant ce vêtement, la marque marque française de lingerie La Nouvelle, lauréate du prix OpenMyMed 2014, redéfinit les codes du sous-vêtement porté via un mode de création que les fondatrices qualifient de « bienveillant ». En effet, Aurélie Grandemenge et Alix de Moussac composent une équipe exclusivement féminine depuis 2014 et sont en quête permanente de nouveaux talents afin de renforcer le principe d’intelligence collective qui guide leur stratégie.

 

La lingerie devient aujourd’hui un objet de réflexions à part entière, à la fois émancipateur, multiple, et collectif.